Dimanche 3 juin 2012 7 03 /06 /Juin /2012 16:27

    Vi propongo altre tre  lettere inviate da Nicola Moscardelli al suo carissimo amico Antonio Silveri che più tardi, nel decimo anniversario della morte di Nicola, scrisse Nicola Moscardelli – poesie, racconti, saggi – Edizioni Conchiglia, Roma 1953.

    Le lettere e le foto sono estratte dal volume “Ritratto di Antonio Silveri” di Vittoriano Esposito Editrice del Buccio, L’Aquila 1976.

 

Nicola Moscardelli     (19/10/1915) “ Qui l'aria è buona....fra pochi giorni sarà un'altra vit­toria nostra, immancabilmente, E m'auguro di narrartela io: sarà una cosa bella e tremenda.

      Poi ci riposeremo. Son cinque mesi, caro Totò , e uno dei pochissimi rimasti ancora in piedi. La morte ci è stata vicina, ma mi ha risparmiato ...

      Di quegli amici riformati di cui mi parlasti son certo che nessuno s'è Iamentato della propria sorte; tu solo, generosamente. Ma non importa. Combatti, vinci costà, dove c'è aria mefitica. Saluti a Titta Rosa.

Arrivederci. T'abbraccio                

                                              tuo Nicolino»

 

 

     (6·11.1915) “Totò carissimo, un saluto da questo grigio ospedale di Cremona. SonoRitratto di Antonio Silveri qui giunto il 26; ferito il 21.    Sapevamo che sarebbe stata una cosa tremenda; ed è stata superiore alla nostra immaginazione. Non c'è mai stato un tale inferno tra noi e gli austriaci. Il mio reggimento e la mia compagnia erano di prima linea. Ero nel secondo plotone. Uscii appena dalla trincea, e, credimi, ero sicuro di non tornare più indietro ...

     I nostri soldati han toccato il sublime. Questi umili, oscuri eroi mi hanno seguito, e vedevano la Morte con gli occhi così vicina. Se tu vedessi come son belli i nostri soldati! Hanno certe facce da fanciulli ingenui, e son così buoni! Basta dare l'esempio, e vengono dove vuoi; con essi si va dovunque. Se li vedessi portare i tubi di gelatina sotto i reticolati in pieno giorno: qualunque eroismo passato e futuro impallidisce dinanzi al ricordo di questi animosi, che andavano alla morte come arcangeli ... ».

 

 

29 Dicembre 1920

Carissimo Antonio,

avrei voluto rispondere appena ricevuta la tua cartolina e il giornale . Ma sebbene allora non ci fosse nulla di preciso, tuttavia io sentivo che il Natale di quest'anno sarebbe stato il più triste dei natali di guerra. ( ... ) Il mio presentimento non mi aveva ingannato. Chissà quali e quanti peccati noi dobbiamo scontare se la pena a cui siamo dannati è così dura. Tutti hanno ragione, quelli dell'ordine e quelli della ribellione; ma siccome tutti hanno ragione, anche tutti hanno torto.”(.,,)

 

 

   Ofena Inaugurazione monumento caduti  ......Ofena Panorama da levante

......

Par antonio - Publié dans : Livres - Communauté : Lecture sans frontières
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 2 juin 2012 6 02 /06 /Juin /2012 23:00

Des mots, une histoire n° 67

de Olivia Billington

Les mots imposés sont en bleu

En bas de page les liens avec les épisodes précédents

 

fougere scolopendrium       Pendant qu’Augustin s’approchait de Marthe et que, d’un ton versatile et goguenard à la fois, lui reprochait d’avoir interrompu le récit de Jean au moment où celui-ci, après qu’il ait réussi par sa ruse à percer la forteresse qu’il avait érigé en ferme réticence autour des événements de la nuit, allait devenir son confident, Jean se surprit à observer Marthe d’un œil nouveau.

      Dans son vêtement qui ressemblait à une sorte d’uniforme orientalisante d’une couleur kaki qui, par touches successives de variations chromatiques, allait jaunissant jusqu’aux plis des manches et de l’ample jupe donnant l’illusion d’un tissage entremêlé de fil dorés, elle avait un charme et une beauté à éclipser même l’hétaïre par excellence que fut la Pompadour au moment de sa plus grande splendeur !

      « Cet Augustin – se dit Jean – est la manne tombée du ciel à l’orée de cette matinée surprenante »  et,  tel un parfait démagogue  l’apostropha :

      « N’est ce pas qu’elle est merveilleuse ?! » et le gamin s’empressa de le confirmer avec toute la fausse candeur dont il était capable, se sentant griser par la complicité naissante qu’il sentait poindre dans l’esprit de Jean.

      Marthe les gratifia d’un sourire à faire frémir de plaisir puis, après avoir relevé les manchettes de sa veste et esquissé une sorte de gracieuse pirouette jusqu’à parvenir tout, tout près de Jean :

      « Et si, finalement, nous vaquions pour de bon à nos occupations ? » lui dit-elle d’un ton caressant.

      C’est au moment où Jean allait lui répondre que la sonnette retentit avec force. Augustin se précipita pour aller ouvrir et Jean vit apparaitre un jeune homme, vêtu mode dernier cri, dont les traits du visage, bien que altérés par une énorme cloque sur la pointe du nez, avaient une étonnante ressemblance avec ceux du doux minois de Marthe.

      Elle alla le rejoindre, le prit sous les bras et, s’avançant vers Jean annonça :

      « Jean, je te présente Lucien, mon inséparable frère jumeau qui, comme tu as pu le constater, a toujours un problème de santé quand j’ai besoin de lui. »

      A ces paroles l’expression d’une profonde joie se dessina sur le visage de Jean qui se leva d’un bond pour aller embrasser Marthe.

 

Fin

Sceau1

A.S. 01.06.2012

 

Amour au tournant d'une scolopendre (suite 11)

et tous les épisodes sous

Récits

....

Par antonio - Publié dans : Récits - Communauté : Univers des jeux et tags sur blog
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 19:29

In due o tre volte vi proporro' alcune lettere inviate da Nicola Moscardelli al suo carissimo amico Antonio Silveri che più tardi, nel decimo anniversario della morte di Nicola, scrisse  Nicola Moscardelli - poesie, racconti, saggi - Edizioni Conchiglia Roma 1953.

Le lettere e le foto sono estratte dal volume Ritratto di Antonio Silveri di Vittoriano Esposito Editrice del Buccio L'Aquila 1976.

 

Nicola MoscardelliLETTERE A SILVERI

DALLE LETTERE DI NICOLA MOSCARDELLI

 


     (31-8-1915)) Dal fronte di guerra - «Carissirno Antonio, la tua lettera mi giunge in questa trincea dove siamo tornati da una settimana. Per ora calma su rutto il fronte (saprai forse che io mi trovo nel fronte carsico, verso l'ala destra, ma andiamo lentamente preparando la futura avanzata).

     Molto si è progredito, superando ostacoli che parevano insormontabili: allagamenti naturali e artificiali, reticolati fortissimi, bocche da lupo, lacci alla giapponese, mine disseminate dappertutto: tutto quanto era umanamente possibile preparare contro di noi, era stato preparato, Eppure abbiamo scalato questa collina, abbiamo prese le loro trincee e di lassù guardiamo la pianura bellissima che si estende sotto i nostri occhi, e, lontano, riluce il mare,

     I nostri soldati han fatto miracoli: non si potrà mai degnamente lodare lo spirito di sacrificio e il coraggio di questi eroi: eroi tutti, dal primo all'ultimo han resistito e resistono senza lamenti, senza imprecazioni, serenamente, a tutte le intemperie, a tutti i disagi di una vita sotterranea che non è fatta per noi, ma a cui ci siamo adattati come una necessità ineluttabile...

     Da questo lavacro di sangue arrendiamo sorgere la Giustizia e la pace: tutte le nostre energie sono un'unica volontà, più dura dell'acciaio di cui si fan forti i massacrarori di donne e di fanciulli...”

Ritratto di Antonio Silveri

....

 

Famiglia di Antonio Silveri

Par antonio - Publié dans : Livres - Communauté : Lecture sans frontières
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 04:03

PTDC0117 

     Dès que j’ai eu entre les mains ce petit livre et que je l’ai ouvert au hasard sur une page, (comme déjà dit je me fie rarement aux présentations de couverture) et que mes yeux ont parcouru les premières lignes de « Culte de plantation des arbres » (Un jour, soudain / étendu à plat ventre dans un monde du soir imbibé d’eau / quand j’étirais le bras d’un air absent en quête de toi / dans quelle terre du temps / étais-tu enseveli au loin ?/…) puis celles de « Les os du bruit » (Le professeur Kim a présenté une nouvelle théorie : / le bruit aussi a des os. / Tout le monde a ri. Quelques savants /…..) j’ai senti que je m’approchais d’une œuvre singulière.


PTDC0118     Claude Mouchard, qui est aussi le co-traducteur des originaux en langue coréenne, ouvre la présentation de ce recueil par cette citation : « L’oreille de la lune suspendue dans le ciel / écoute calmement à la porte du monde » extraite du poème « Sombre fenêtre de cet hiver » qui résume presque toutes les interrogations du poète sur lui-même, la vie, la mort en s’adressant à cette lune dans son parcours céleste. Un chant douloureux, inquiet, mélancolique qui me rappelle aussi celui du berger dans « le chant d’un berger errant en Asie » de Leopardi.

     En parcourant ces textes parfois d’une tristesse infinie mais toujours d’une étrange douceur, on perçoit comme sur un fond d’écran, la difficulté de la vie dans cette Corée du Sud autoritaire dans les années de la brève vie du poète mort à 29 ans le 7 mars 1989.

     La tentation de vous faire partager plus que deux poèmes parmi ceux que j’ai particulièrement aimé était grande, mais il faut rester raisonnable dans une certaine transgression des droits d’édition.

 

L’homme possédé

 

l’animateur s’est écrié

voici un monsieur qui a consacré toute sa vie à ses voisins

leur tristesse était la sienne et

sa tristesse était une lumière ardente

l’animateur a juré par le Ciel

ce monsieur n’a rien planté fût-ce un légume pour lui-même

il n’a pas versé la moindre larme sur lui-même

a sangloté l’animateur

regardez-le, il a sacrifié sa jeunesse pour vous

il peut même mourir pour vous

le monsieur s’est levé et a calmé le sanglotant animateur

la foule entière l’a applaudi unanimement

les hommes avaient des larmes dans la voix et d’émotion les

      femmes se sont évanouies

à cet instant quelqu’un lui a demandé êtes vous Dieu

il s’est tourné vers cette voix

êtes vous un fantôme a demandé la voix

faites sortir ce fou a crié l’animateur

les hommes se sont rués sur lui et de colère les femmes ont bondi

le monsieur a calmé l’animateur en colère

la foule entière l’a applaudi

les hommes avaient des larmes dans la voix et d’émotion les

      femmes se sont évanouies

quant à la réponse du monsieur les hurlements de la foule ont

     empêché de l’entendre

 

 

Voyageur

 

Il jette sur le lit son corps qui n’obéit plus

divers vieux objets dont son cœur est plein cliquètent tous à la fois

à qui est cette voix ? par quelle histoire commencer ?

jusqu’ici j’ai marché courageusement, sans jamais faire mauvaise

      figure

oh, je ne sais pas, qu’est-ce que les gens d’ici ont vu pour deviner

      mon identité

il gémit, il aurait voulu vivre tout autrement, n’en ai-je pas le

      droit

la vieille femme croisée au coin d’une rue, et même le chat dans

      un bar m’ont dédaigné

il murmure, qu’est-ce qui m’a trainé ici ? il ne s’en souvient même

       plus

c’est ainsi, il regarde, dans ses souliers délabrés, ses jambes

longues et minces, et il hurle comme un animal : où donc aller

        encore !

Par antonio - Publié dans : Livres - Communauté : Le coin de ma poésie!!!
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 21:38

L'égal des dieux... Sappho

          Dans une des librairies que je fréquente, il y a un petit présentoir dédié aux éditions Allia que je visite systématiquement cette maison éditant souvent des ouvrages de poésie.

          Ces jours-ci c’est le titre et la photo qui ont attiré mon regard : L’égal des dieux, cent versions d’un poème de Sappho. Vraiment j’étais loin d’imaginer qu’il pouvait y avoir autant de versions et de réécriture de ce poème :

Mais apparemment Sappho le valait bien du moins pour le fantasme masculin !

          A noter, car cela n’est pas courant, une très belle introduction de Karen Haddad-Wotling  et une notice explicative de la genèse du travail par Philippe Brunet rassembleur de tous ces textes.

          Je n’ai pas encore lu toutes les versions, mais ce que j’ai lu me parait suffisant pour que je parle positivement de ce petit ouvrage.

          Sous forme de photo je vous présente le texte grec, puis le texte latin de Catulle et ensuite une des versions de Bonnard.

L'égal des dieux.... Sappho texte grec

     AD LESBIAM

Ille mi par esse deo videtur

Ille si fas est superare divos:

Qui sedens adversus identidem te L'égal des dieux..... Sappho (1)

Spectat et audit

 

Dulce ridentem: misero quod omnis

Eripit sensus mihi : nam simul te

Lesbia aspexi nihil est suprema

……………………………………………………..

 

Lingua sed torpet tenuis sub artus:

Flamma demanat: sonitu suopte

Tintinant aures: gemina teguntur

Lumina nocte.

 

Ocium Catulle tibi molestum est.

Ocio exultas: nimiumque gestis:

Ocium reges: prius et beatas

Perdidit urbes.

 

CATULLE, LI, Carmina Catulli, éd. Vindelin de Spire,

Venise, 1472

 

.....

Il me parait égal aux dieux

celui qui, face à face,

assis tout près de toi,

entend ta voix si douce,

 

et ce rire charmant qui, je le jure, Sappho détail du Parnasse par Raphael

dans ma poitrine affole mon cœur.

Sitôt que je te vois, ne fût-ce qu'un instant, 

aucun son ne passe plus sur mes lèvres,

 

mais ma langue se sèche,

un feu subtil court soudain sous ma peau,

mes yeux ne voient plus rien,

mes oreilles bourdonnent,

 

je ruisselle de sueur,

un tremblement me saisit toute,

je deviens plus verte que l'herbe.

Il me semble que je vais mourir ...

 

81 BIS. Deuxième version de A. Bonnard

 Civilisation grecque, De l'Iliade au Parthénon,

Complexe, Lausanne, 1954.

 

 

...

Par antonio - Publié dans : POESIE - Communauté : les cafards associés
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires

Syndication

  • Flux RSS des articles

Présentation

Recherche

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Partager

Geocompteur

religion

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés